Mezouzah Chalençon ruiné, son palais prochainement vendu pour rembourser ses banquiers juifs

La Rédaction
Démocratie Participative
13 mars 2025

La mezouzah n’aura pas été d’un grand secours cette fois-ci.

Le Parisien :

L’heure des adieux a sonné pour Pierre-Jean Chalençon. Le collectionneur de 54 ans ne montera plus la quinzaine de marches cachées derrière l’épaisse porte cochère verte du 36, rue Vivienne (Paris, IIe). Pas plus qu’il n’empruntera à nouveau cet ascenseur entouré de colonnes en marbre qui a la particularité d’avoir pour terminus le premier étage. C’est sur cet austère palier que le collectionneur avait redonné sa flamboyance au palais Vivienne, « somptueuse demeure construite en 1706 », se félicite l’entreprise de coworking Morning, locataire des lieux depuis un an.

L’ensemble de 500 m2, composé d’une série de six salles d’apparat de style Empire, est mis aux enchères ce jeudi à 14 heures au tribunal judiciaire de Paris. Mise à prix 8 millions d’euros, pour rembourser les 9,4 millions que Pierre-Jean Chalençon doit à sa banque. En juin 2020, la Swiss Life Banque Privée était venue à sa rescousse en restructurant sa dette à hauteur de 10 millions d’euros. Mais celui dont le grand public a découvert les boucles blondes à la Michel Polnareff dans l’émission « Affaire conclue » de Sophie Davant sur France 2 n’a jamais été capable de rembourser ce crédit immobilier. Après des mois de conflit, Swiss Life Banque Privée a obtenu en décembre dernier la vente forcée du bien. Une trentaine d’acheteurs potentiels se sont succédé ces derniers jours sur place pour peaufiner d’éventuelles offres ce jeudi.

« Le palais n’est pas et ne sera jamais vendu aux enchères, sauf quand j’en aurais décidé autrement, mais ce n’est pas d’actualité », s’emportait mardi soir au téléphone le trublion. Depuis ses vacances à Rome (Italie), Pierre-Jean Chalençon ne veut pas perdre la face. Cette vente, il le sait, est un coup dur, tant il a construit sa légende sur le lieu, acheté en 2015 pour 6 millions d’euros.

« Ce palais, c‘était son rêve de gamin. Et grâce à sa collection incroyable, il s’est offert ce rêve », analyse un ami. Un autre se souvient : « Il a vendu son appartement de l’époque pour payer les frais de notaires du palais Vivienne, qu’il a acheté à crédit. Il a fait d’énormes travaux. C’était peut-être un petit peu gros pour lui, mais il arrivait à le louer pour tout un tas d‘occasions comme des séminaires, des mariages… S’il n’y avait pas eu le Covid qui a anéanti tout le secteur de l’évènementiel, il ne serait pas dans cette merde. »

Le goret organisait des agapes clandestines avec tout le gratin covidiste pendant que les paysans étaient bouclés à double tour chez eux.

Il a fait un fric ahurissant à cette occasion.

Chalençon étant une énorme tarlouze, il dépense comme une femme.

C’est-à-dire n’importe comment.

Et le voilà ruiné.

Ses voisins, eux, sont loin de verser des larmes face au départ de cet occupant bruyant qui vivait dans l’entresol accessible par un petit escalier en colimaçon. Une chambre emplie de bibelots, attenante à un sauna en mosaïque bleue hors d’usage, faisait office de tanière. « On a vu défiler je ne sais combien d’huissiers ici. À force, on connaît tous les huissiers de Paris… », sourit une des copropriétaires du 36, rue Vivienne, pas mécontente de voir partir le « baratineur patenté », qui organisait là des fêtes homériques. « On a appelé de nombreuses fois la police car les soirées finissaient au petit matin sur le palier avec des gens dans des états pas possible », souffle un autre occupant.

Malgré la mauvaise réputation, Pierre-Jean Chalençon a gardé sa crédibilité chez les antiquaires, grâce à sa collection d’objets napoléoniens. « Il a la bague du sacre, un des trônes… Avec ses centaines de biens, on pourrait faire un musée. Quand on a son patrimoine, on est loin d’être ruiné. Tout est vendable, mais il n’en a pas envie. Ce n’est pas un homme d’affaires, Pierre-Jean. C’est un acheteur boulimique pour qui ses objets sont ses enfants », rappelle son ami Julien Cohen, rencontré sur le tournage d’« Affaire conclue ».

C’est grâce à cette émission de France 2 que Chalençon a pris goût à la lumière. « Il était venu comme expert de Napoléon dans Vos objets ont une histoire, émission de 2014 de Charlotte de Turckheim. Quand trois ans plus tard, on a monté Affaire conclue, on l‘a rappelé. Il s’exprime bien, il a une culture immense. Bref, il crevait l’écran et a participé au succès de l’émission », se souvient le producteur de télévision, Jean-Louis Blot. Cette notoriété tardive lui monte à la tête. Les mauvaises fréquentations avec qui il se montre très généreux aussi.

Tout déraille en 2020. Il doit quitter la quotidienne de France 2 après la publication d’une photo où on le voit poser avec Dieudonné, lors d’un anniversaire de Jean-Marie Le Pen. Quelques jours plus tôt, il avait insulté Line Renaud sur Twitter. Alors qu’elle rendait hommage à son filleul Johnny Hallyday, il avait répliqué : « Tu le rejoins quand ? ».

Bonne question ceci dit.

L’année d’après, ce sont les dîners clandestins organisés au Palais Vivienne, alors que les restaurants doivent garder porte close pour cause de couvre-feu, qui défrayent la chronique. Placé en garde à vue, il accuse sans preuve « un certain nombre de ministres » de dîner dans des restaurants malgré l’interdiction généralisée… En juin dernier, un journaliste porte plainte pour des propos racistes tenus contre celui qui saluera quelques mois plus tard avec émotion la mort de Jean-Marie Le Pen, « l’homme qui a ébloui (sa) vie ».

Malgré la série de défaites, Chalençon courbe l’échine et prend à nouveau exemple sur son héros. Pas d’exil piteux à Sainte-Hélène, tout juste une petite retraite sur l’île d’Elbe. Depuis un an, il a trouvé refuge dans une rue voisine de la rue Vivienne, toujours le quartier des Grands Boulevards, où il attend le retour en grâce après la tempête.

Il peut aller demander de l’or aux juifs pour rembourser les banquiers juifs qui récupèrent son palais.

Moyennant intérêts, bien entendu.

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